Lectures, cinéma...

Jeudi 3 novembre 2011 4 03 /11 /Nov /2011 12:13

3 novembre 2011... La célèbre rentrée littéraire de septembre est déjà derrière nous. Mais voilà que paraissent en ce jeudi matin deux livres dont je vous recommande vivement la lecture. Deux livres qui ont le mérite de racconter de bien belles histoires de vie et sur Dieu, mais qui donnent aussi à penser et à discutter pour aller plus loin.

 

 

ils-sont-jeunes--ils-sont-pretres--ils-sont-heureux.jpgLe premier est la parution de l'ouvrage que j'ai eu le plaisir de diriger.

Ils sont jeunes, ils sont prêtres, ils sont heureux rassemble mon témoignage et ceux de quatre amis sur ce qui fait notre joie d'être prêtre aujourd'hui. Alors je ne suis peut-être pas le plus objectif pour vous le présenter, mais vous trouverez une recension du livre par Zabou sur le site des Sacristains. Oui, la vie à la suite du Christ est une porposition qui tient la route et que nous voulons continuer de faire à tous les hommes. Oui, nous sommes heureux de vivre dans notre Eglise, même si parfois, nous osons la questioner. Oui, notre joie vient des rencontres que le Christ nous fait vivre et qui jalonnent notre route vers le Royaume. De plus, au-delà de nos témoignages, le livre prend une autre dimension dans la conclusion que le Père Laurent Villemin nous porpose. En relisant nos textes, il dégage, dans un langage simple et accessible, les contours d'une théologie des ministères qui nous invite à porter un autre regard sur les prêtres. Alors n'hésitez pas, lisez, discutez, et partagez (ici ou ailleurs).

En bonus: la page facebook du livre pour trouver toutes les infos et recevoir vos remarques et commentaires.

 

MAJ: un billet d'Edmond prochain sur le livre... c'est par ici

 

Le deuxième livre est le dernier ouvrage en date de Pietro de Paoli.

http://extranet.editis.com/it-yonixweb/images/PLO/P2/9782259216098.gifDans Petites conversations avec ma nièce sur la question de Dieu, l'auteur nous livre, une fois de plus, un petit bijou de spiritualité. Marc Belhomme, l'évêque des autres livres, entretient avec sa nièce Chloé, une conversation moderne sur les questions de Dieu, de la foi, de la vie, de l'Eglise... Moderne à double titre: d'abord parce qu'ils échangent non pas des lettres mais des emails, et ensuite parce que le langage et le style employés ne font pas l'économie du contexte contemporain. Dans ce cheminement et la complicité nouvelle qui va s'établir au fil des messages entre Marc et Chloé, va se dessiner un tableau de la foi des chrétiens, et bien plus, un véritable portrait tout en simplicité du visage de Dieu. Chloé, sur les conseils de son oncle, partira aux JMJ de Madrid. Je me plaît à imaginer que ce petit livre de Pietro de Paoli aurait trouvé toute sa place dans la besace des pèlerins, à la place de Youcat. Il donne en effet une belle profession de fois en laissant ouverte les questions qui doivent l'être. Un beau cadeau de Noël ou de tous les jours, pour soi-même et pour tous les jeunes - ou moins jeunes - qui veulent connaître ce Dieu accessible en Jésus-Christ.

En bonus: les emails de Cholé et de Marc fonctionnent... vous pourrez donc leur écrire.

 

Et en prime... aussi publié aujourd'hui, Dieu ne sais-pas compter de Jean-Noël Besançon (Presses de la Renaissance) qui semble être très prometteur. Mais ce sera pour une prochiane recension.

 

Qui a dit que le 3 novembre était une date comme les autres ?

 


Références:

 

Sylvain Brison et al. Ils sont jeunes, ils sont prêtres, ils sont heureux, Presses de la Renaissance, 2011,

ISBN: 2750907144

 

Pietro de Paoli, Petites conversations avec ma nièce sur la question de Dieu,  Plon, 2011,

ISBN: 2-259-21609-9

Par Sylvain Brison - Publié dans : Lectures, cinéma...
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /Nov /2009 17:26
En ce début d’automne, le dernier livre de Pietro de Paoli vient de sortir dans les bonnes librairies… Bien qu’il ne figure sur aucune liste des prix littéraires, Dans la peau d’un évêque s’affirme comme un très bon livre où l’auteur, comme à son habitude, croque, d’une manière tout à fait originale et subtile, la situation de l’Eglise. Les inconditionnels de 38 ans, célibataire et curé de campagne, auront la joie de retrouver Marc, le curé de Villeneuve comme héros de ce nouveau récit… Le voilà devenu évêque, lui qui avait tant décrié les évêques en général et le sien en particulier. Après s’être essayé à l’art du roman, du journal et du dialogue, Pietro de Paoli ne nous invite à rien de moins que d’entrer dans la peau de Monseigneur Marc Belhomme, 53 ans, évêque d’un diocèse rural en France. Au fil des pages, nous sommes entraînés par un récit stimulant à la première personne à vivre comme lui.

Dans ce nouveau livre, Pietro montre une nouvelle fois comme un fin connaisseur de l’Eglise et un écrivain de talent. Il convoque son héros au défis de deux crise : l’une existentielle, l’autre ecclésiale. Et ces deux épisodes permettent à l’auteur de montrer l’évêque sous ses multiples aspects. Quand la chair est ébranlée, la nature se révèle et Marc devra se dépouiller du superflu pour revenir à l’essentiel de sa vie. Quand c’est l’Eglise qui est secouée, il devra faire face avec toute son humanité pour tenir son rôle de pasteur.

On pourra reprocher beaucoup de chose au portrait épiscopal qui se dégage du récit. Certains trouveront qu’il est trop partiel, voir partial... Mais le propos du livre était-il de donner un traité sur le ministère de l’évêque ? Je ne le pense pas. Le livre nous livre les pensées et les actes d’un ministre incarné qui vibre et qui souffre, qui respire et qui aime. Je retiendrais cette idée comme une ligne de force qui parcourt l’ouvrage. L’évêque apparaît souvent aux yeux des chrétiens comme « le grand chef » de la tribu, celui qui a le pouvoir, qui gouverne... peut-être reste-t-il encore quelques bribes d’une image d’un prince de l’Eglise. Pour les prêtres, il apparaît comme le « patron », celui qui prend des décisions (souvent mauvaise) mais en qui est remis le pouvoir de nous sortir des crises. Même si pour certains il reste le « père » du diocèse, il est très loin dans son évêché. Marc Belhomme n’échappe pas à la solitude des prêtres… mais il éprouve en plus l’isolement de l’évêque et nous le découvrons dans la profondeur d’une humanité qui se dit dans toutes les dimensions de son existence.

Bibliographie de Pietro di Paoli
Par Sylvain Brison - Publié dans : Lectures, cinéma...
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Samedi 14 février 2009 6 14 /02 /Fév /2009 10:25

Et si on ouvrait les fenêtre pour faire entrer l'air frais ? Ce dicton de sagesse populaire me donne envie de vous partager la découverte d'un blog d'un autre type... Et puis zut ! Je me lâche... la pression "mediatico-ecclesiatico-historiquo-internet" de ces dernières semaines m'a passasblement fatigué ! Non pas d'une fatique physique qui disparaît avec une bonne nuit de repos... Mais d'un lanscinant sentiment étrange, mélé tout à la fois de lassitude et d'ennui. Oui, j'ose le dire, certains discours, attitudes, comportements, réactions trop ecclésitiques finissent par m'ennuyer... comme si, à force de nager ou surnager dans un acquarium dramatiquement clos sur lui-même, nous en finissions par oublier l'appel du large qui nous a saisi un jour dans notre vie...

Alors j'ai eu envie de chager d'air; et j'ai "zappé" avec ma télécommande virtuelle sur des sites non spécialement "catho", histoire de me changer les idées ! Mais comme je ne voulais quand même pas cesser de suivre la "marche en avant" de l'affaire Fellay, Williamson, Benoît et compagnie (des fois qu'on nous fasse passer le plus gros de la pillule quand la fatique commence à se faire sentir), j'ai continué de suivre le blog collectif de La Croix... et c'est aisni que, la curiosité et le hazard (ca existe vraiment ?) aidant, je suis tombé sur le blog de koz  (qui contribue au blog sur le Vatican et les traditionalistes).

Et cette découverte m'a enchantée... Son style, son humour, son regard sur l'actualité me titillent... Enfin un blog pas comme les autres, sorti des sentiens battus, des sphères séminaristiques ou sacerdotales (désolé les copains, je continue quand même de vous lire ;) ). Et du coup j'ai accroché... j'espère que son blog ne provoque pas trop de dépendance... Mais il est d'une fraîcheur toute nouvelle.

Evidmement, les billets sont partiaux et subjectif ! Mais, en fin de compte n'est-ce pas là le propre du blog ? Et il le revendique (cf. Le Guide)... Mais c'est un vrai tremplin pour sa propre pensée... alors n'hésitez pas à aller y jeter un coup d'oeil... il ya de grandes chance que vous soyez vous aussi conquis.

PS/ De fait, vous trouverez quelques articles sur "l'affaire" récente mais le détournement (la conversion ?) du regard mérite une lecture.



 

Par Sylvain Brison - Publié dans : Lectures, cinéma...
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Vendredi 6 février 2009 5 06 /02 /Fév /2009 09:55


«
D'avoir béni tant de sépulture a donné au prêtre que je suis un certain entregent dans le commerce avec les morts des autres. Vous me permettrez aujourd'hui de m'occuper un peu des miens. longtemps j'ai gardé en souffrance ces lettres qui leur sont destinées. Il serait plus exacte de dire que ce sont elles qui ont gardé pieusement ma souffrance, ce point de douleur si intime, si précieux, dont je ne veux pas me débarrasser, ce
point de côté
qui me vient d'un onflexible refus de consolation. »




C'est par ces lignes que Robert Scholtus introduit son dernier livre, Lettres à mes morts (Bayard, 2009). Celui qui fut pendant trois ans mon supérieur de séminaire se livre ici dans une oeuvre hors du commun. Sortant des sentiers battus de la réflexion sur l'Eglise ou le monde, il se promène dans les souvenirs de ceux qui l'ont quitté. Comme il se plaît à le dire, lui qui ne fréquente guère les cimetières qui ne parlent que de disparition, a voulu aujourd'hui venir piocher ses morts, aerer la terre sous laquelle ils reposent, fleurir le jardin de leur mémoire. C'est ainsi, qu'au fil de ces six lettres, des visages se peignent, des figures se dressent, des personnes revivent en nous livrant un poignant et touchant  témoignage indirect sur l'auteur. Toujours pudique, préservant toujours le mystère de ces existences qui ne nous appartiennent pas, Robert Scholtus se révèle ici comme un écrivain de talent, un prêtre de coeur et un être d'une humanité profonde. Poignant à vous toucher le coeur lorsqu'il s'adresse à sa jeune soeur qui aura toujours vingt ans, humble et attachant quand il adresse à son père les paroles qu'il ne lui a jamais dites, le supérieur du séminaire des Carmes apparaît aussi quelque peu insolent et taquineur lorsqu'il s'adresse, en profonde hummanité au Fils qu'il n'aura jamais...

J'ai littéralement dévoré ce petit trésor en quelques heures hier après-midi... Ce peu de temps passé m'a ouvert (ou réouvert) à une dimension humaine et spirituelle qui me porte encore ce matin, et qui ne m'a pas quitté un seul instant. Oui le livre touche au coeur mais ne se complaît pas dans la tristesse, les pleurs, le voyeurisme et le désespoir. Il ne participe pas des "travaux forcés du deuil" mais de la folle espérance du petit matin de Pâques. Sans doute, il y aurait beaucoup à dire, et encore plus à méditer. Je vous partagerai pour finir ces mots lumineux qui ont su trouver en moi l'écho puissant d'une réalité si évidente qu'elle se dit difficilement :

« Les experts de la chose écrite me diront que tout cela est bien trop intime, trop personnel, trop subjectif pour interresser qui que ce soit. Ils préfèreraient voir "mes" morts disparaître dans l'idée de mort. Mais la mort justement n'existe pas. N'existent que les morts singuliers, uniques, irremplaçables. Sinon, quel sens y aurait-il à croire en la résurrection, sauf à la réduire à l'idée de vie ? La mort, à proprement parler, ne s'expérimente qu'à la deuxième personne, elle ne se montre qu'en faisant événement dans la mort d'un proche, quand c'est l'inconsolable qui pleure l'irremplaçable, selon la belle formule de Jankélévitch. » (p. 8-9)

Bref, un livre à lire et relire dans la beauté de la lumière d'un certain matin, celui de dimanche où, ce jour-là, nous ne les appelerons plus nos morts ! A dimanche !



Du même auteur
:

  - Petit Christianisme d'Insolence, Bayard, 2004
  - Petit Christianisme de Tradition, Bayard, 2006
  - Faut-il lacher prise ? Grandeur et misère de l'abandon spirituel, Bayard, 2008
  - Lettre à mes morts, Bayard, 2009

Dans le même style

  - Yves Duteil, Les choses qu'on ne dit pas, Ed. Archipel, 2006

Par Sylvain Brison - Publié dans : Lectures, cinéma...
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Dimanche 8 juin 2008 7 08 /06 /Juin /2008 17:16
La rédaction de mon mémoire de master accapare tout mon temps, et je regrette de ne pas pouvoir mettre mon blog à jour plus souvent...
Pourtant, au delà du travail universitaire, cetaines questions revienent malgré elle. Dernièrement, la question de la compassion à croiser ma route, à l'occasion de la lecture d'un de mes auteurs préféré (H. J. Nouwen) et d'une discussion avec un ami... Voici donc, en passant, un petit extrait sur le sujet... à méditer et à approdondire... bonne lecture !

Nous avons tous, au plus profond de nous-même, le sentiment d'âtre compastissants. Compassion et nature humaine sont, sous bien des aspects, étroitements liées. Et pourtant, si on creuse un peu ce mot, les choses deviennent plus ambiguës car compatir veut dire "souffrir avec".

Etre compatissant, c'est entrer avec l'autre là où il peine, là où il souffre. Mais on ne se précipite pas facilement là où les gens souffrent; on essaie plutôt de rester hors d'atteinte. La plupart d'entre nous cherchent à éviter la souffrance plutôt que d'aller à sa rencontre.

Face à quelqu'un qui souffre terriblement, qui ne sait plus coment en sortir, ni s'il aura la force de continuer à vivre beaucoup plus longtemps, notre première réaction est de le réconforter, de l'encourager en lui disant que tout ne va pas si mal que ça et qu'il faut savoir regarder aussi le bon côté des choses. Immédiatement et presque automatiquement, nous cherchons comment réconforter cette personne et, ce faisant, nous nous éloignons du lieu de son mal. Il est extrêmement difficile d'être présent à une personne qui souffre. Car, quand quelqu'un nous parle de ses problèmes, nous pouvons les ressentir plysiquement dans notre corps. On sent une tension nerveuse monter en soi, et on se demande ce qu'on va bien pouvoir dire quand l'autre arrêtera de parler. La compassion n'est donc pas toujours une réaction instinctive et naturelle. C'est une manière de vivre très difficile.


Henri-John NOUWEN, La compassion, Editions Fidélité, Namur-Paris, 2004, p. 7-8.

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Jeudi 24 avril 2008 4 24 /04 /Avr /2008 16:30

En ce momment je suis en pleine rédaction de mom mémoire de master sur les liens entre unité trinitaire et unité de l'Eglise. La première partie est achevée. Elle aura été l'occasion de (re)découvrir la belle figure de Cyprien de Carthage. En traversant ses lettres, je suis tombé sur ce beau passage où l'évêque commente le symbole de l'eau mêlée au vin lors de la messe... Bonne lecture à tous


« En effet, comme le Christ nous portait tous, qu’il portait nos péchés, nous voyons que l’eau figure le peuple, le vin le sang du Christ. Quand donc dans le calice l’eau se mêle au vin, c’est le peuple qui se mêle avec le Christ, et la foule des croyants qui se joint et s’unit à celui en qui elle croit.

Ce mélange, cette union du vin et de l’eau dans le calice du Seigneur est indissoluble. De même l’Eglise, c'est-à-dire le peuple qui est dans l’Eglise, et qui fidèlement, fermement, persévère dans la foi, ne pourra jamais être séparé du Christ, mais lui restera attachée par un amour qui des deux ne fera qu’un.
Mais quand on consacre le calice du Seigneur on ne peut offrir l’eau seule, pas plus qu’on ne peut offrir le vin seul. Car si on offre le vin seul, le sang du Christ est présent sans nous ; si l’eau est seule, voilà le peuple sans le Christ. Au contraire quand l’un est mêlé à l’autre et que, se confondant, ils ne font plus qu’un, alors le mystère spirituel et céleste s’accomplit. 

Le calice du Seigneur n’est donc pas plus la seule eau ou le vin seul, sans mélange des deux, que le corps du Seigneur ne peut-être la farine seule ou l’eau seule sans le mélange des deux et sans leur union pour composer du pain. Par là encore se trouve figuré l’unité du peuple chrétien : de même que les grains multiples réunis, moulus et mêlés ensembles, font un seul pain, ainsi dans le Christ qui est le pain du ciel, il n’y a, sachons-le bien, qu’un seul corps, avec lequel notre pluralité est unie et confondue »


Cyprien de Carthage, Lettre 63,13.

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Dimanche 20 avril 2008 7 20 /04 /Avr /2008 20:37
L'enfant de choeur dit:
"Et quand je marche, les talons cligontent !" 






Elégance contre élégance.
Si le gamin est fier
des talons clignotants
de ses baskets pump,
est-ce que ce digne ecclésiastique
n'est pas moins fier
de sa belle soutane moirée
et le saint, qui fronce le sourcil,
de sa crosse dorée ?


La beauté n'est jamais
que le plaisir d'être soi.




fr. Yves mbeau, op


Si le dessin de Luc Tesson et le commenatire du fr. Yves Combeau vous ont fait rire ou sourrir, courrez achetez l'ouvrage duquel ils sont tirés... vous passerez de très bon momment qui ouvriront à la méditation...

Un ange passe...

Dessins de Luc Tesson
Textes de Yves Combeau, o.p.
Editions du Cerf - 2004.

Site du dessinateur: www.tesson.info



Par Sylvain Brison - Publié dans : Lectures, cinéma...
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Mardi 19 février 2008 2 19 /02 /Fév /2008 21:57

Le Voyage des Pères
Tome 1 : Jonas

Auteur : David RATTE
Editeur : Paquet
Parution : Septembre 2007
 



Le Voyage des Pères de David Ratte
Prix du jury œcuménique de la BD chrétienne 

undefined Je ne sais ce qui m’a attiré le plus lorsque j’ai découvert cet album sur le présentoir d’un magasin : la tête sympathique de ce vieillard goguenard ou le titre évocateur d’un récit probablement initiatique. Quelle ne fut pas ma surprise de voir que cette BD entendait raconter dans son style propre le voyage qu’entreprirent (selon l’imagination de l’auteur) les pères des Apôtres il y a deux mille ans en Palestine ! De la première page à la dernière, je ne fus pas déçu !
L’auteur nous donne d’entrée de manière intime, avec beaucoup de pudeur et d’humour dans les vies de ces hommes et de ces femmes qui furent bouleversé suite au passage du Christ. David Ratte sait jouer sur les anecdotes et les anachronismes qui, s’ils nous font immanquablement sourire, ne manque pas de toucher juste et de nous renvoyer à l’essentiel de ce qui fait notre vie. L’auteur se défend d’avoir voulu faire passer un quelconque message de foi, mais il admet lui-même avoir lu les évangiles pour s’imprégner de l’histoire… car il s’agit bien d’une histoire racontée sur un mode qui n’est pas sans nous rappeler l’Ombre du Galiléen de Gerd Theissen. Mais, il semble que l’esprit de l’Evangile a su pénétrer le scénario et le dessein et l’œuvre qui nous est donnée respire cette bonne odeur d’une humanité qui cherche et découvre son salut dans la personne de Jésus.
Les personnages sont attachants et profondément humains. Des pères des apôtres (Jonas, Alphée…) aux prostituées, en passant par ces anonymes, témoins sur le chemin, nous rencontrons pages après pages la douce lumière de l’Evangile. L’humour touche juste et sait commencer dans l’humilité et s’achever dans l’amour. Ainsi, par exemple, lorsque Jonas, choqué (tel un homme de son époque) de devoir côtoyés des prostituées transformées par la rencontre du Christ, s’insurge ouvertement : « Et qu’est-ce qu’il a fait ce Jésus, il leur a rendu leur virginité peut-être ? », la réponse humble de la jeune fille fait mouche : « Il a fait plus que ça : il nous as pardonné » et les dernières cases silencieuses de la page ne sont pas de trop pour que le lecteur puisse se rentier dans la méditation.
Vous l’aurez compris, Le voyage des Pères est une œuvre de grande qualité qui offrira à la fois un bon moment de lecture (aux plus petits comme aux plus grands) tout en faisant place à une bonne interprétation de l’histoire qui changea le monde. L’auteur ne s’aventure jamais dans des interprétations polémiques ou discutées et l’on pardonne très facilement les tous petits écarts qui permettent de jouer avec humour (ex : la belle mère de Jonas !).
Le scénario est solide et bien construit (voici enfin la preuve qu’on peut faire une BD sur le sujet sans verser systématiquement dans le complot ou les secrets du Vatican). Le dessin est très beau et surprenant : seuls les premiers plans sont encrés, ce qui offre une profondeur surprenante au dessin. La série se compose de trois tomes… vivement la parution des suivants.
Pour en savoir plus :

Interview de David Ratte : senario.com
Sur le prix de la BD chrétienne : Site de la CEF

trouver la BD à la fnac: www.fnac.com

Par Sylvain Brison - Publié dans : Lectures, cinéma...
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Dimanche 13 janvier 2008 7 13 /01 /Jan /2008 22:47

J'ouvre une nouvelle rubrique.
Objectif: vous faire partager quelques bonnes pages au gré de mes lectures...

Au début du siècle dernier, un jeune homme demande à Rainer Maria Rilke son opinion à propos de ses poèmes... Va s'en suivre une correspondance de plusieurs mois au cours de laquelle le grand poète allemand va entretenir ce "novice" sur les choses de ce monde, le conseiller plus dans son chemin que sur ses oeuvres proprement dites... un véritable accompagnement personnel, riche d'humanité... Ces lettres ont été édités dans un seul recueil sous le titre: Lettre à un jeune poète
.


Vous me demandez si vos vers sont bons. Et c’est moi que vous interrogez. Vous avez, auparavant, demandé leur avis à d’autres gens. Vous avez envoyé ces vers à des revues. Vous les comparez à d’autres poèmes, et vous êtes inquiet lorsque certaines rédactions refusent vos essais. Puisque vous m’avez autorisé à vous donner quelque conseil, je vous prierai de cesser tout cela. Votre regard est tourné vers l’extérieur, et c’est d’abord cela que vous ne devriez désormais plus faire. Personne ne peut vous conseillez ni vous aider, personne. Il n’existe qu’un seul moyen plonger en vous-même, recherchez la raison qui vous enjoint d’écrire ; examiner si cette raison étend ses racines jusqu’aux plus extrêmes profondeurs de votre cœur ; répondez franchement à la question de savoir si vous seriez condamné à mourir au cas où il vous serait refusé d’écrire. Avant tout chose, demandez-vous, à l’heure la plus tranquille de votre nuit : est-il nécessaire que j’écrive ? Creusez en vous-même en quête d’une réponse profonde. Et si elle devait être positive, si vous étiez fondé à répondre à cette question grave par un puissant et simple « je ne peux pas faire autrement », construisez alors votre existence en fonction de cette nécessité ; jusque dans ses moindres instants les plus insignifiants, votre vie doit être le signe et le témoin de cette impulsion. 

Rainer Maria RILKE, Lettre à un jeune poète, 17 février 1903.
Par Sylvain Brison - Publié dans : Lectures, cinéma...
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Vendredi 2 novembre 2007 5 02 /11 /Nov /2007 16:02

Qui a dit que Du Bellay était "has been" ?
Voici une de mes dernière découvertes musicale... Je trouve la musique super et l'interprétation remarquable. Le clip est très sympathique... Franchement qu'en pensez-vous ? Laissez vos comentaire!

  



Auteur: Ridan
Titre: Ulysse
Album: L'ange de mon démon
Editeur: Sony BMG

La chanson reprend les paroles du célèbre poème de Johachim du Bellay

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?

Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine :

Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la doulceur angevine.

 

Par Sylvain Brison - Publié dans : Lectures, cinéma...
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Qui suis-je ?

 Bienvenue à tous !

Je suis prêtre catholique du diocèse de Nice. Je poursuis actuellement des études supérieures à l'Institut Catholique de Paris. Je viens de finir le Séminaire des Carmes. J'exerce mon minitère à la Paroisse Saint-Pierre de Montrouge (Paris XIV) et à Menton pendant les vacances scolaires.
Ce blog à plus de cinq ans... Il vous permettra de mieux me connaître et peut-être de discuter et d'échanger...
Il n'a aucune visée apologétique ou prosélyte... Il veut être un lieu d'expression et de partage de ma joie d'être prêtre. Vous y trouverez des nouvelles, des photos, mes coups de coeur (livre, cinéma, BD, expos...), mes réflexions sur divers sujets... n'hésitez pas à laisser un commentaire.


Pour me conctacter:
sylvain.blog@gmail.com

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