Dimanche 8 juin 2008
La rédaction de mon mémoire de master accapare tout mon temps, et je regrette de ne pas pouvoir mettre mon blog à jour plus souvent...
Pourtant, au delà du travail universitaire, cetaines questions revienent malgré elle. Dernièrement, la question de la compassion à croiser ma route, à l'occasion de la lecture d'un de mes auteurs préféré (H. J. Nouwen) et d'une discussion avec un ami... Voici donc, en passant, un petit extrait sur le sujet... à méditer et à approdondire... bonne lecture !

Nous avons tous, au plus profond de nous-même, le sentiment d'âtre compastissants. Compassion et nature humaine sont, sous bien des aspects, étroitements liées. Et pourtant, si on creuse un peu ce mot, les choses deviennent plus ambiguës car compatir veut dire "souffrir avec".

Etre compatissant, c'est entrer avec l'autre là où il peine, là où il souffre. Mais on ne se précipite pas facilement là où les gens souffrent; on essaie plutôt de rester hors d'atteinte. La plupart d'entre nous cherchent à éviter la souffrance plutôt que d'aller à sa rencontre.

Face à quelqu'un qui souffre terriblement, qui ne sait plus coment en sortir, ni s'il aura la force de continuer à vivre beaucoup plus longtemps, notre première réaction est de le réconforter, de l'encourager en lui disant que tout ne va pas si mal que ça et qu'il faut savoir regarder aussi le bon côté des choses. Immédiatement et presque automatiquement, nous cherchons comment réconforter cette personne et, ce faisant, nous nous éloignons du lieu de son mal. Il est extrêmement difficile d'être présent à une personne qui souffre. Car, quand quelqu'un nous parle de ses problèmes, nous pouvons les ressentir plysiquement dans notre corps. On sent une tension nerveuse monter en soi, et on se demande ce qu'on va bien pouvoir dire quand l'autre arrêtera de parler. La compassion n'est donc pas toujours une réaction instinctive et naturelle. C'est une manière de vivre très difficile.


Henri-John NOUWEN, La compassion, Editions Fidélité, Namur-Paris, 2004, p. 7-8.

par Sylvain Brison publié dans : Lectures, cinéma...
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Jeudi 24 avril 2008

En ce momment je suis en pleine rédaction de mom mémoire de master sur les liens entre unité trinitaire et unité de l'Eglise. La première partie est achevée. Elle aura été l'occasion de (re)découvrir la belle figure de Cyprien de Carthage. En traversant ses lettres, je suis tombé sur ce beau passage où l'évêque commente le symbole de l'eau mêlée au vin lors de la messe... Bonne lecture à tous


« En effet, comme le Christ nous portait tous, qu’il portait nos péchés, nous voyons que l’eau figure le peuple, le vin le sang du Christ. Quand donc dans le calice l’eau se mêle au vin, c’est le peuple qui se mêle avec le Christ, et la foule des croyants qui se joint et s’unit à celui en qui elle croit.

Ce mélange, cette union du vin et de l’eau dans le calice du Seigneur est indissoluble. De même l’Eglise, c'est-à-dire le peuple qui est dans l’Eglise, et qui fidèlement, fermement, persévère dans la foi, ne pourra jamais être séparé du Christ, mais lui restera attachée par un amour qui des deux ne fera qu’un.
Mais quand on consacre le calice du Seigneur on ne peut offrir l’eau seule, pas plus qu’on ne peut offrir le vin seul. Car si on offre le vin seul, le sang du Christ est présent sans nous ; si l’eau est seule, voilà le peuple sans le Christ. Au contraire quand l’un est mêlé à l’autre et que, se confondant, ils ne font plus qu’un, alors le mystère spirituel et céleste s’accomplit. 

Le calice du Seigneur n’est donc pas plus la seule eau ou le vin seul, sans mélange des deux, que le corps du Seigneur ne peut-être la farine seule ou l’eau seule sans le mélange des deux et sans leur union pour composer du pain. Par là encore se trouve figuré l’unité du peuple chrétien : de même que les grains multiples réunis, moulus et mêlés ensembles, font un seul pain, ainsi dans le Christ qui est le pain du ciel, il n’y a, sachons-le bien, qu’un seul corps, avec lequel notre pluralité est unie et confondue »


Cyprien de Carthage, Lettre 63,13.

par Sylvain Brison publié dans : Lectures, cinéma...
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Dimanche 20 avril 2008
L'enfantr de coeur dit:
"Et quand je marche, les talons cligontent !"
 






Elégance contre élégance.
Si le gamin est fier
des talons clignotants
de ses baskets pump,
est-ce que ce digne ecllésiastique
n'est pas moins fier
de sa belle soutane moirée
et le saint, qui fronce le sourcil,
de sa crosse dorée ?



La beauté n'est jamais
que le plaisir d'être soi.




fr. Yves mbeau, op

Si le dessin de Luc Tesson et le commenatire du fr. Yves Combeau vous ont fait rire ou sourrir, courrez achetez l'ouvrage duquel ils sont tirés... vous passerez de très bon momment qui ouvriront à la méditation...

Un ange passe...

Dessins de Luc Tesson
Textes de Yves Combeau, o.p.
Editions du Cerf - 2004.

Site du dessinateur: www.tesson.info



par Sylvain Brison publié dans : Lectures, cinéma...
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Mardi 19 février 2008

Le Voyage des Pères
Tome 1 : Jonas

Auteur : David RATTE
Editeur : Paquet
Parution : Septembre 2007
 



Le Voyage des Pères de David Ratte
Prix du jury œcuménique de la BD chrétienne 

undefinedJe ne sais ce qui m’a attiré le plus lorsque j’ai découvert cet album sur le présentoir d’un magasin : la tête sympathique de ce vieillard goguenard ou le titre évocateur d’un récit probablement initiatique. Quelle ne fut pas ma surprise de voir que cette BD entendait raconter dans son style propre le voyage qu’entreprirent (selon l’imagination de l’auteur) les pères des Apôtres il y a deux mille ans en Palestine ! De la première page à la dernière, je ne fus pas déçu !
L’auteur nous donne d’entrée de manière intime, avec beaucoup de pudeur et d’humour dans les vies de ces hommes et de ces femmes qui furent bouleversé suite au passage du Christ. David Ratte sait jouer sur les anecdotes et les anachronismes qui, s’ils nous font immanquablement sourire, ne manque pas de toucher juste et de nous renvoyer à l’essentiel de ce qui fait notre vie. L’auteur se défend d’avoir voulu faire passer un quelconque message de foi, mais il admet lui-même avoir lu les évangiles pour s’imprégner de l’histoire… car il s’agit bien d’une histoire racontée sur un mode qui n’est pas sans nous rappeler l’Ombre du Galiléen de Gerd Theissen. Mais, il semble que l’esprit de l’Evangile a su pénétrer le scénario et le dessein et l’œuvre qui nous est donnée respire cette bonne odeur d’une humanité qui cherche et découvre son salut dans la personne de Jésus.
Les personnages sont attachants et profondément humains. Des pères des apôtres (Jonas, Alphée…) aux prostituées, en passant par ces anonymes, témoins sur le chemin, nous rencontrons pages après pages la douce lumière de l’Evangile. L’humour touche juste et sait commencer dans l’humilité et s’achever dans l’amour. Ainsi, par exemple, lorsque Jonas, choqué (tel un homme de son époque) de devoir côtoyés des prostituées transformées par la rencontre du Christ, s’insurge ouvertement : « Et qu’est-ce qu’il a fait ce Jésus, il leur a rendu leur virginité peut-être ? », la réponse humble de la jeune fille fait mouche : « Il a fait plus que ça : il nous as pardonné » et les dernières cases silencieuses de la page ne sont pas de trop pour que le lecteur puisse se rentier dans la méditation.
Vous l’aurez compris, Le voyage des Pères est une œuvre de grande qualité qui offrira à la fois un bon moment de lecture (aux plus petits comme aux plus grands) tout en faisant place à une bonne interprétation de l’histoire qui changea le monde. L’auteur ne s’aventure jamais dans des interprétations polémiques ou discutées et l’on pardonne très facilement les tous petits écarts qui permettent de jouer avec humour (ex : la belle mère de Jonas !).
Le scénario est solide et bien construit (voici enfin la preuve qu’on peut faire une BD sur le sujet sans verser systématiquement dans le complot ou les secrets du Vatican). Le dessin est très beau et surprenant : seuls les premiers plans sont encrés, ce qui offre une profondeur surprenante au dessin. La série se compose de trois tomes… vivement la parution des suivants.
Pour en savoir plus :

Interview de David Ratte : senario.com
Sur le prix de la BD chrétienne : Site de la CEF

trouver la BD à la fnac: www.fnac.com

par Sylvain Brison publié dans : Lectures, cinéma...
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Dimanche 13 janvier 2008

J'ouvre une nouvelle rubrique.
Objectif: vous faire partager quelques bonnes pages au gré de mes lectures...

Au début du siècle dernier, un jeune homme demande à Rainer Maria Rilke son opinion à propos de ses poèmes... Va s'en suivre une correspondance de plusieurs mois au cours de laquelle le grand poète allemand va entretenir ce "novice" sur les choses de ce monde, le conseiller plus dans son chemin que sur ses oeuvres proprement dites... un véritable accompagnement personnel, riche d'humanité... Ces lettres ont été édités dans un seul recueil sous le titre: Lettre à un jeune poète
.


Vous me demandez si vos vers sont bons. Et c’est moi que vous interrogez. Vous avez, auparavant, demandé leur avis à d’autres gens. Vous avez envoyé ces vers à des revues. Vous les comparez à d’autres poèmes, et vous êtes inquiet lorsque certaines rédactions refusent vos essais. Puisque vous m’avez autorisé à vous donner quelque conseil, je vous prierai de cesser tout cela. Votre regard est tourné vers l’extérieur, et c’est d’abord cela que vous ne devriez désormais plus faire. Personne ne peut vous conseillez ni vous aider, personne. Il n’existe qu’un seul moyen plonger en vous-même, recherchez la raison qui vous enjoint d’écrire ; examiner si cette raison étend ses racines jusqu’aux plus extrêmes profondeurs de votre cœur ; répondez franchement à la question de savoir si vous seriez condamné à mourir au cas où il vous serait refusé d’écrire. Avant tout chose, demandez-vous, à l’heure la plus tranquille de votre nuit : est-il nécessaire que j’écrive ? Creusez en vous-même en quête d’une réponse profonde. Et si elle devait être positive, si vous étiez fondé à répondre à cette question grave par un puissant et simple « je ne peux pas faire autrement », construisez alors votre existence en fonction de cette nécessité ; jusque dans ses moindres instants les plus insignifiants, votre vie doit être le signe et le témoin de cette impulsion. 

Rainer Maria RILKE, Lettre à un jeune poète, 17 février 1903.
par Sylvain Brison publié dans : Lectures, cinéma...
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Vendredi 2 novembre 2007

Qui a dit que Du Bellay était "has been" ?
Voici une de mes dernière découvertes musicale... Je trouve la musique super et l'interprétation remarquable. Le clip est très sympathique... Franchement qu'en pensez-vous ? Laissez vos comentaire!

  



Auteur: Ridan
Titre: Ulysse
Album: L'ange de mon démon
Editeur: Sony BMG

La chanson reprend les paroles du célèbre poème de Johachim du Bellay

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?

Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine :

Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la doulceur angevine.

 

par Sylvain Brison publié dans : Lectures, cinéma...
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Samedi 5 mai 2007

grâce à henri-Théo qui l'a publié sur son blog il y a quelque tmeps, j'ai découvert un groupe de musique Canadien qui se nomme "Mes aïeux". Voici ci-dessous leur "tube" intitulé "dégénérations". J'ai commander l'album CD;  si tout est d'aussi bonne qualité ca promet... Laissez vos remarques dans les com. 

par Sylvain Brison publié dans : Lectures, cinéma...
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Dimanche 18 février 2007
Certains m'ont demandé quels avaient été les livres qui ont nourris ma réflexion sur le ministère presbytéral... Il ya beaucoup de documents que je devrais cité si je voulais être exhaustif... En voici seulement quatre qui sont de grande qualité... j'essairai d'ajouter pendant les vacances quelques petites notes de lectures ou résumé.

 

Dietrich BONHOEFFER, De la vie communautaire, "Foi Vivante", Cerf, Paris.
Henri-John NOUWEN, "Par ses blessures nous sommes guéris". Le ministère sacerdotal dans le monde d'aujourd'hui, Bellarmin, Paris-Montréal.
  Timothy RADCLIFFE, "Je vous appelle amis", Cerf, Paris.
  Timothy RADCLIFFE, Pourquoi donc être chrétien ?", Cerf, Paris.

 

par Sylvain Brison publié dans : Lectures, cinéma...
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Dimanche 18 février 2007

« Par ses blessures nous sommes guéris », un ministère de guérison et de réconciliation

            Comme le ministre du Christ a pour mission de rendre visible aux hommes et aux femmes les signes de libération, il se découvre lui-même comme un homme blessé, appelé à guérir. Cet étrange paradoxe est un point essentiel du ministère sacerdotal : « le prêtre est l’homme de douleur qui guérit[1] ». Il ne s’agit pas ici de conclure cette partie sur une note doloriste et pessimiste. Je ne pense pas non plus qu’il y ait un aspect masochiste à choisir cette voie aujourd’hui. Mais nous ne savons que trop bien que les difficultés, les questions, le plus souvent affectives, des prêtres ne disparaissent pas comme par magie avec l’ordination ! Bien plus, la lourde tâche du ministère risque de les intensifier si celui qui les rencontre dans sa vie tente de les fuir. Mais je suis aussi convaincu de l’authenticité de l’appel au célibat qui est vécu dans l’Eglise latine et je voudrais pousser plus avant cette réflexion.

            Qu’entendons-nous par « blessures » quand nous parlons des prêtres ? En ce qui me concerne, je veux parler de celle ouverte par la solitude personnelle et l’isolement « professionnel ». Le futur prêtre promet, le jour de son ordination diaconale de vivre le célibat à cause du Royaume des Cieux. Au cours de sa formation, la question a dû être longuement abordée et la réponse mûrie. Mais il n’en reste pas moins que cette promesse est parfois, voir souvent, difficile à vivre au quotidien. Or, dans la vie chrétienne, je pense que le célibat protège la solitude comme un bien précieux. Car ce manque voulu dans la vie du prêtre sera le lieu privilégié de la Rencontre et de la fécondité de son ministère. N’oublions pas le but de ce célibat : être signe de la venue du Royaume.

Mal comprise, cette réalité peut-être destructrice. Dans les phases les plus difficiles, beaucoup espèrent trouver le livre qui répondra à toutes leurs questions, rencontrer la personne qui soulagera leur souffrance, certains espèrent même que Dieu comblera ce vide… Mais il ne s’en suit que de la déception. En effet, chercher à nier cette solitude n’est pas la bonne solution ; cela revient à vouloir la combler par de faux espoirs. C’est oublier que Dieu ne comble pas le vide, il le maintient comme le lieu fondamental de notre communion, où nous pouvons lier de véritables relations et d’où jaillira toute la fécondité du ministère. Rien ne pourra jamais combler ce manque : c’est une réalité qu’il faut assumer en toute liberté.

Ce sentiment est accru du fait de la chute d’influence du ministère du prêtre. Ce dernier touche trop souvent du doigt, cet étrange contraste entre son désir fou d’annoncer Jésus-Christ et le peu d’intérêt que lui porte le monde. Triste ironie d’une société de tradition chrétienne qui fait chaque jour le constat qu’elle a folklorisé, « culturisé », « pasteurisé » la foi de ses pères. Pour le ministre qui s’est engagé à construire, à former et à vivre une communauté de foi, l’isolement est une blessure bien douloureuse. Cet isolement personnel est malheureusement amplifié par l’isolement géographique dû à la raréfaction des prêtres.

Il est trop tentant de minimiser l’impact de ces situations. Accepter ces souffrances en vérité, sans les sous-estimer, ni les surestimer, constitue le premier pas vers un ministère de guérison et de réconciliation. Le second est de chercher à les exposer à la vue de celui qui a fait de son corps brisé le signe du Salut.

Osons maintenant la question ; comment ces blessures peuvent-elles être source de guérison ? La réponse est à chercher dans l’unité de vie. Tout d’abord, personne ne devrait chercher à cacher ses blessures personnelles et son expérience de vie au Christ : seul le fou cache ses maux au médecin. La grâce de l’accompagnement spirituel ne doit pas s’achever avec le séminaire : la route continue et le prêtre ne peut se passer de cet accompagnement personnel.

Henri-John Nouwen va plus loin encore dans une nouvelle voie qu’il me semble utile d’explorer : celle de l’hospitalité. Il préconise de ne pas cacher son expérience personnelle à ceux que le prêtre veut aider, sans tomber évidemment dans un « exhibitionnisme spirituel » : « Le ministre qui étale ses problèmes personnels en pleine chaire n’aide aucunement ses paroissiens. Aucune personne souffrante n’aura l’impression d’être aidée par quelqu’un qui lui avoue avoir les mêmes problèmes. L’exhibitionnisme spirituel ne redonne pas confiance, pas plus qu’il n’ouvre des perspectives nouvelles. Loin de guérir, les plaies ouvertes ont tendance à s’infecter. Faire de ses blessures une source de guérison ne signifie donc pas exposer ses souffrances à tout venant »[2].  L’hospitalité est une aptitude à se faire proche de l’autre, de celui qui est accueilli et reçu. Etre vraiment présent et éviter la tentation de se tenir toujours occupé pour éviter d’entrer en soi-même : il est difficile d’être présent à l’autre si on n’est pas présent à soi. Pouvoir proposer un accompagnement personnel est un véritable enjeu aujourd’hui : « Le ministre qui a apprivoisé sa solitude et qui est chez lui dans sa propre maison est en mesure d’offrir l’hospitalité à ses invités. (…) Le caractère paradoxal de l’hospitalité, c’est qu’elle suppose un espace vide où l’invité peut trouver sa propre âme »[3].

Le ministère est guérison car il dissipe toute illusion selon laquelle on peut être tout à l’autre et l’autre tout à soi ! A la différence du médecin qui peut soigner son patient sans faire état de ses propres douleurs, le ministre du Christ ne peut faire l’économie de cette unité de vie que seul le Christ peut opérer en lui. Aucun ministre ne peut sauver qui que ce soit ; le serviteur n’est pas plus grand que le maître. Cette humble reconnaissance est le premier signe de l’espérance. Le prêtre n’est pas un médecin : sa mission n’est pas de supprimer la souffrance mais de permettre de la convertir en lieu d’accueil du seul médecin des âmes et des corps, le Christ Ressuscité. Et dans cette mission, les sacrements tiennent une place privilégiée.


[1] Cf. Henri-John Nouwen, Par ses blessures nous sommes guéris. Le ministère sacerdotal dans le monde d’aujourd’hui, 2002.

[2] Nouwen, op. cit., p.83.

[3] Nouwen, op. cit., p. 87.

Au terme de ce court essai sur le ministère et la vie du prêtre, je voudrais exprimer le fait que j’ai bien conscience des limites d’un tel exercice. Il est à mon avis impossible de rendre compte en si peu d’espace de toute la richesse du ministère presbytéral. J’ai essayé de donner une vision personnelle de la question. C ’est la raison pour laquelle j’ai fait le choix de ne pas suivre un plan traditionnel articulé autour des tria munera.  Certains aspects sont sans doute trop accentué, d’autre trop peu explicités cela est sans doute dû en grande partie à mon histoire personnelle et à ma formation. On pourra aussi se demander si ce projet n’est pas trop idéaliste ou utopiste, mais n’a-t-on pas tous un peu besoin de viser un idéal ? Plus que d’établir un programme de campagne, j’ai voulu essayer de tracer l’horizon sur lequel s’orienter, un peu comme le scout qui tire un azimut pour rejoindre son but. A vrai dire, je pense qu’il manque peut-être des exemples concrets mais je ne puis dire par avance quels moyens je serai en mesure de prendre en fonction des situations. Mais pour cette question, je compte sur l’aide de Dieu qui, je le sais, saura me le faire comprendre. Enfin, je voudrais redire que l’articulation de ce propos autour du « Royaume de Dieu » ne doit pas être comprise come exclusive. Ce choix n’a pas été simple à poser et tout n’a pu y être intégrer. Ce sera le projet d’une vie entière de toujours découvrir la nouveauté de l’Evangile au sein même du ministère.

 

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Jeudi 16 novembre 2006
J'ai la joie de vous faire part de mon appel par Mgr Sankalé aux ministères institués.

 

La communauté du Séminaire des Carmes 
vous convie à l'Eucharistie présidée par

Monseigneur Michel Pansard 
évêque de Chartres

le vendredi 8 décembre 2006 à 18h15 
solennité de l'Immaculée Conception 

en l'église Saint-Joseph des Carmes (Paris VIème)

(prêtres et diacres : ornements blancs)

 Au cours de la célébration 7 séminaristes seront admis parmi les candidats au ministère prebytéral et 5 seront institués pour le service de l'Eucharistie et de la Parole (Acolytat et Lectorat)

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Qui suis-je ?

 Bienvenue à tous !

Je suis prêtre catholique du diocèse de Nice. Je poursuis actuellement des études supérieures à l'Institut Catholique de Paris. Je viens de finir le Séminaire des Carmes. J'exerce mon minitère à la Paroisse du Saint-Esprit (Paris XII) et à Menton pendant les vacances scolaires.

Ce blog à plus de trois ans... Il vous permettra de mieux me connaître et peut-être de discuter et d'échanger...

Il n'a aucune visée apologétique ou prosélite... Il vet être un lieu d'expression et de partage de ma joie d'être prêtre. Vous y trouverez des nouvelles, des photos, mes coups de coeur (livre, cinéma, BD, expos..., mes réflexions sur divers sujets... n'hésitez pas à laisser un commentaire.

Pour me conctacter:
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